Le jeudi 15 avril 2010

L’univers de la matière… un dialogue endiablé !

Comment définir l’Art ?

Si vous ouvrez un dictionnaire pour chercher la signification de ce mot, vous aurez toutes les chances de trouver une formule du genre : “Activité, moyens utilisés pour obtenir une création esthétique, exprimant un idéal de beauté.”

Cet idéal de beauté, nous le trouvons au contact de la nature qui, vous le conviendrez, est un modèle de perfection.

En ce qui me concerne, c’est un terrain de jeu extraordinaire, une ouverture sur l’infini, un sujet sans cesse en changement et renouvellement… La Bretagne a cette force qui ne demande qu’à être maîtrisée. Mais le sujet se mérite, il faut apprendre à le respecter, à le décortiquer avant de le traduire avec sa propre sensibilité et sa propre écriture.

Sur le plan de la technique pure, j’aime employer la matière à pleine pâte et à la « spatule ». Cette manière de créer répond à mon tempérament. Pour dominer cette technique, il n’y a pas d’autre solution que de s’immerger totalement dans la toile. C’est un moment assez intense où le couteau macule, griffe, caresse la toile et qui, à l’acrylique, laisse très peu de temps à la réflexion ou à la finition. Par moment, je pourrais même qualifier la peinture au couteau d’un acte assez violent mais qui ne laisse pas de place au hasard.

J’ai besoin de concentration, d’un temps de réflexion qui permettra le moment choisi de répondre aux exigences que je me suis fixées. Le résultat voit apparaître transparence, effet de matière, glacis, collage, incrustations…

Au final, j’ai d’ailleurs, beaucoup de mal à revenir sur une toile après ces temps forts et puis, l’imperfection donne des intentions, des sentiments, dont la sincérité est parfois surprenante…



C’est peut-être le paradoxe de l’art où, imperfection et beauté se rejoignent !...

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